
C'EST LÀ QUE TOUT A COMMENCÉ
J'ai chaussé mes premiers skis à l'âge de deux ans, quelque part au cœur de la vallée de l'Ötztal, dans le Tyrol autrichien. Comme pour beaucoup d'enfants de cette région, le ski n'était pas seulement un sport, c'était un mode de vie. J'ai ensuite intégré une école de ski et je me suis lancé dans la compétition professionnelle. Chaque année était un tourbillon de réveils matinaux, de chaussures gelées et de courses effrénées pour gagner quelques centièmes de seconde sur des pistes verglacées.
Ce parcours m'a conduit outre-Atlantique, aux États-Unis, où j'ai concouru en ski alpin en Division 1 de la NCAA grâce à une bourse sportive. J'ai été nommé deux fois « All-American », ce qui me semble encore irréel à dire. Mais après avoir vécu pendant des années dans le cadre rigide et sous la pression de la compétition, j'ai ressenti l'envie d'explorer quelque chose de différent — quelque chose qui semblait offrir davantage de possibilités.

Passer des skis aux deux roues
Quand j'ai arrêté la compétition de ski, je n'ai pas pour autant tourné le dos à la montagne. J'ai simplement trouvé une autre façon de la découvrir.
Le VTT a commencé comme un passe-temps estival — un moyen de rester en forme et de garder l'enthousiasme une fois la neige fondue. Mais c'est vite devenu bien plus que ça. La sensation de s'élancer sur une piste rapide et boueuse ou de venir à bout d'un passage technique me procurait le même frisson que le ski — mais avec encore plus de terre.
J'ai commencé à participer à des courses d'enduro et de descente en Alaska, et je me suis également lancé dans l'aménagement de sentiers — en façonnant le terrain plutôt qu'en me contentant de le parcourir. Qu'il s'agisse d'aider l'équipe locale à tracer de nouvelles lignes, de participer aux courses de la série d'Alaska ou de dénicher des spots de freeride en pleine nature, cette saison a été placée sous le signe de l'apprentissage, de la progression et de nombreux virages glissants.
L'un des aspects les plus gratifiants a été de contribuer à créer une communauté de VTT plus accueillante pour les femmes. Que ce soit en partageant des trajectoires ou simplement en transmettant mon enthousiasme, je m'efforce de faire en sorte que le freeride soit aussi amusant et attrayant qu'il en a l'air.

Ce que les pneus touchent actuellement
Après un été incroyable en Europe, où j’ai tout parcouru, des bike parks aux singletracks alpins, je retourne maintenant au Chili — un pays qui m’a profondément marqué. Mon compagnon est très impliqué dans la scène freeride là-bas, et nous partons à la découverte de nouveaux endroits, de nouvelles pistes et de nouvelles façons de repousser nos limites à vélo.
Au début de l'année, j'ai eu la chance de faire du vélo à Antofagasta, et l'expérience était incroyable : un paysage désertique brut, hors du commun, qui donnait l'impression de rouler sur une autre planète. Le terrain de freeride était escarpé, exposé et absolument magnifique. Ce voyage m'a rappelé pourquoi j'aime tant cette discipline : pas de scénario, pas de structure, juste de la créativité et de l'engagement.

OÙ QUE LE CHEMIN ME MÈNE
Pour l'instant, l'objectif est simple : continuer à rechercher les belles lignes, les grands sourires et les descentes endiablées. Je veux continuer à progresser, repousser mes limites et continuer à tracer des pistes qui donneront envie au prochain rider de s'y lancer.
Je ne sais pas exactement où le vent m'emmènera ensuite… mais s'il y a de la terre, des montagnes et des gens sympas, j'y serai.




